{"product_id":"les-fees-noires-1","title":"Les fées noires","description":"\u003cp\u003e\u003cmeta charset=\"UTF-8\"\u003e\u003cspan class=\"a-text-italic\"\u003ePréface de \u003c\/span\u003e\u003ci\u003ePierre-Nicolas Marquis \u003c\/i\u003e\u003cspan class=\"a-text-italic\"\u003e:\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eJ’ai rencontré Paul à l’âge de dix-sept ans.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eNous étions jeunes, insouciants, et déjà insomniaques. On avait des rêves plein la tête, pas un rond en poche, on faisait les quatre cents coups. On fumait des Camel blue en parlant aux étoiles, persuadés que le monde finirait par nous entendre. On buvait du whisky en espérant qu’il nous aiderait à y voir plus clair.\u003cspan class=\"Apple-converted-space\"\u003e \u003c\/span\u003e\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eOn parlait d’amour durant des nuits entières et, avec le recul,\u003cspan class=\"Apple-converted-space\"\u003e        \u003c\/span\u003eje me demande si nous n’aimions pas davantage l’amour lui-même que ce qu’il promettait. J’ai le souvenir d’un garçon sensible, se posant mille questions sur lui-même et sur l’avenir, s’excusant presque de faire partie de la fête. Quant à moi, je n’en savais guère plus. Je cherchais un sens, commençais à renoncer à bien des choses, et retroussais mes manches pour affronter cette vie que je n’espérais pas si tranquille.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003ePaul écrivait déjà. Il avait fait de la poésie un refuge, son refuge. Rimbaud, Verlaine, Kerouac, Lamartine, Apollinaire. Il me parlait de ces drôles de types comme on parle de frères invisibles. Quand j’y pense, nos discussions avaient de l’allure. Nous étions libres, parfois insolents et guidés par le plaisir. Nous ne savions pas, à cet instant, que nous avions toute la vie devant nous, que le meilleur était à venir, et le pire avec. Nous ne savions pas non plus que nous allions devenir deux frères.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eNous sommes le 24 janvier 2026. Aujourd’hui, Paul fête ses trente ans. Trente ans. Un âge où tout commence encore. Tout ne fait que commencer et toujours recommencer. C’est sublime et tragique à la fois, vieux frère, et nous ne pouvons que nous en réjouir.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eJe me souviens de ton premier recueil de poésie, « Juvénilité », S’en est suivi « Au soleil levant » puis « Quand je serai grand, je serai amoureux. » Ce titre m’a toujours fait marrer. Tu es tombé dans la romance depuis l’enfance. Il était tant que le monde sache. Et puis il y a ce fameux recueil, « Un recoin de chambre » dont chaque page abrite un morceau de parquet qui grince, un pétale de rose fanée qui lutte encore. Les oreillers et la couette y sont froissés, comme si l’on s’aimait mieux dans un lit défait. Je me demande parfois si tu t’es réellement remis de ce livre. On ne mesure jamais le nombre de kilomètres de vie, de chagrin, de doute, de frustration et d’envie qui séparent un recueil de l’autre. Entre chacun d’eux, il y a une part de soi. « Les fées noires » se tient à la croisée de tous ces chemins réunis.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eDans ce livre, Paul n’écrit pas pour rassurer. Il écrit pour être juste. Sa poésie d’adolescent naïf au bord du précipice, regarde cette fois le noir sans le fuir comme on regarde une nuit nécessaire à l’aube. Les fées noires étaient déjà dans le paysage de ces deux gamins que nous étions. Les fées noires sont partout et tout le temps. Elles ne promettent pas le merveilleux, elles l’interrogent. Elles accompagnent les failles, les désillusions, les zones d’ombre que l’on préfère souvent ignorer.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eÀ travers ce recueil, on retrouve ce gamin qui parlait aux étoiles, mais avec la lucidité de celui qui sait désormais ce qu’elles coûtent.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eJe suis heureux et fier d’avoir été témoin de ce parcours. Ceci n’est pas une préface, mais une déclaration d’amour.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cstrong\u003e\u003cspan class=\"a-text-italic\"\u003eLivré avec un marque-page exclusif\u003c\/span\u003e\u003c\/strong\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cstrong\u003e\u003cspan class=\"a-text-italic\"\u003eSuite à des retards d'impression, ce livre sera envoyé sous 15 jours ouvrés.\u003c\/span\u003e\u003c\/strong\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cspan style=\"text-decoration: underline;\"\u003e\u003cspan class=\"a-text-italic\"\u003eDétails du produit :\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cspan class=\"a-text-italic\"\u003e\u003cspan\u003eDimension : 15.84 x 0.94 x 23.46 cm\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cspan class=\"a-text-italic\"\u003e\u003cspan\u003ePoids : 168g\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cspan class=\"a-text-italic\"\u003e\u003cspan\u003eNombre de pages : 76\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cspan class=\"a-text-italic\"\u003e\u003cspan\u003eISBN : 978-2492925610\u003c\/span\u003e\u003c\/span\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"paullawton","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":53732746363226,"sku":null,"price":19.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0994\/7883\/1450\/files\/PHOTO-2026-03-04-13-40-50.jpg?v=1772628424","url":"https:\/\/paullawton.fr\/products\/les-fees-noires-1","provider":"paullawton","version":"1.0","type":"link"}